Petite leçon d’économie

it’s alright ‘cos the historical pattern has shown
how the economical cycle tends to revolve
in a round of decades three stages stand out in a loop
a slump and war then peel back to square one and back for more

bigger slump and bigger wars and a smaller recovery
huger slump and greater wars and a shallower recovery

you see the recovery always comes ’round again
there’s nothing to worry for things will look after themselves
it’s alright recovery always comes ’round again
there’s nothing to worry if things can only get better

there’s only millions that lose their jobs and homes and sometimes accents
there’s only millions that die in their bloody wars, it’s alright

it’s only their lives and the lives of their next of kin that they are losing
it’s only their lives and the lives of their next of kin that they are losing

it’s alright ‘cos the historical pattern has shown
how the economical cycle tends to revolve
in a round of decades three stages stand out in a loop
a slump and war then peel back to square one and back for more

bigger slump and bigger wars and a smaller recovery
huger slump and greater wars and a shallower recovery

don’t worry be happy things will get better naturally
don’t worry shut up sit down go with it and be happy

dum, dum, dum, de dum dum, de duh de duh de dum dum dum… ah ah
dum, dum, dum, de dum dum, de duh de duh de dum dum dum… ah ah

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Mode d’emploi du détournement

« Tous les éléments, pris n’importe où, peuvent faire l’objet de rapprochements nouveaux. Les découvertes de la poésie moderne sur la structure analogique de l’image démontrent qu’entre deux éléments, d’origines aussi étrangères qu’il est possible, un rapport s’établit toujours. S’en tenir au cadre d’un arrangement personnel des mots ne relève que de la convention. L’interférence de deux mondes sentimentaux, la mise en présence de deux expressions indépendantes, dépassent leurs éléments primitifs pour donner une organisation synthétique d’une efficacité supérieure. Tout peut servir. »

Guy Debord et Gil J. Wolman – Mode d’emploi du détournement

Stereolab – Not Music

Stereolab a annoncé en 2009 sa mise en sommeil après deux décennies d’activité. Que de chemin parcouru entre les débuts de Tim Gane et de Laetitia Sadier dans la mouvance « Shoegazing » et cet ultime disque.

Génies ou imposteurs ? Pilleurs ou recycleurs ? Comme chacun des disques du Groop, Not Music donnera des arguments aux uns et aux autres. Pour ma part, je sais dans quel camp je me place depuis que j’ai entendu la mélodie de Ping-Pong chez Bernard Lenoir en 1994.  La musique de Stereolab, la voix de Laetitia Sadier et ses textes post-situationnistes n’ont cessé de m’accompagner dès lors.

Not Music n’est certainement pas le meilleur disque de Stereolab et la mise en hiatus du groupe est probablement une suite logique du relatif essoufflement que l’on pouvait sentir depuis quelques années dans leurs productions. Plus qu’un album pensé et construit, Not Music est une compilation des derniers enregistrements réalisés. On y retrouve la voix envoûtante de Laetitia Sadier, les rythmiques obsédantes, les synthés vintages, et tout ces détails qui font que le son de Stereolab a quelque chose d’unique et reconnaissable entre tous. Les influences de l’avant-garde, du krautrock, de la surf music, de la samba et de la bossa-nova sont toujours là. Dites-moi d’ailleurs qui d’autre arrive à synthétiser tout cela… Et pourtant, la majeure partie du disque me laisse un goût de déjà-entendu.

Et puis il y a ces 10 minutes qui à elles seules justifieront qu’on se procure ce disque. Ce morceau s’appelle Silver Sand. Stereolab nous emmène 40 ans en arrière, à l’époque de Can, Tangerine  Dream et Kraftwerk, s’offre un véritable déluge de son au VCS3, avec la voix de Laetitia Sadier en apesanteur et la rythmique obsédante et pourtant pleine de brisures. Cela, pourrait sonner terriblement kitch et pourtant ce n’est pas le cas. Certainement un des plus grands morceaux du Groop depuis Refraction in the Plastic Pulse (1997) et Blue Milk (1999).