Stéphane Rives – Les Instants Chavirés – 27 février 2014

Cela fait belle lurette que Stéphane Rives navigue bien au-delà des limites communément explorées par ses collègues saxophonistes. Il n’y a guère que le frêle esquif de Michel Doneda (un autre autodidacte de l’instrument) qui se permet d’aller naviguer dans ces eaux inexplorées. Délaissant donc les grandes routes maritimes Stéphane Rives va explorer les registres limites du soprano et cela vit : ça souffle, ça coule, ça gratte… la vie quoi, dans ce qu’elle a de plus banal et en même temps de plus vivant. Car Stéphane Rives est sans doute plus vivant que la plupart des saxophonistes que j’ai pu écouter dans le monde de l’improvisation libre. Sa musique s’incarne littéralement, elle prends corps. Là où d’autres ne font que remplir le silence, Stéphane Rives meut son corps/saxophone dans l’air. Ses mouvements son lents, délicats, subtils, minimalistes. Sa musique est exigeante : elle réclame une forte attention et beaucoup de concentration. Mais l’effort en vaut la peine.

Stéphane Rives jouait ce soir (dans une obscurité anti-spectaculaire)  aux Instants Chavirés… et il n’a pas eu l’écoute qu’il méritait…

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