La Morte Young

La Morte YoungC’est un peu par surprise qu’en cette fin d’année débarque ce disque qui se positionne d’emblée dans la filiation directe du minimalisme et des Dead C (le pochette étant signée Michael Morley). Derrière La Morte Young se cache un triangle bruitiste dont les sommets sont Saint-Etienne, Grenoble et Marseille par l’intermédiaire de la rencontre entre les projets Nappe, Sun Stabbed et Talweg.

Sur ce disque, on trouve beaucoup de guitares, triturées, saturées, ambientes ou féroces, un peu de batterie, quelques sons électroniques et des voix, noyées sous les feedbacks, ou elles-mêmes déluges de rage bruitiste (ceux qui connaissent Talweg me comprendront sûrement).

La première face est la plus posée : elle prend le temps de se déployer sur les 15 minutes de « You must believe in spring » – les connaisseurs noteront que nos amis ont des références du côté du jazz – un morceau que ne renieraient pas justement Mister Morley et sa bande. La seconde face débute par une véritable agression sonore, un condensé de rage brute qui laissera l’auditeur bouche bée. « Whisper of Darma » 1 et 2 va plutôt chercher vers certaines expérimentations de Sonic Youth publiées sur leur label SYR. La conclusion de cet album, saturée de guitares furieuses, culmine dans un des plus beaux murs sonores que l’on ait entendu sur disque ces derniers temps.

Dépêchez-vous, il semble qu’il n’y ait eu que 300 exemplaires pressés!

Dysmusie / Up against the wall, motherfucker! – DYSLP2/UATWM005

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