Pourquoi nous n’aimons pas la démocratie

Derrière ce titre un poil provocateur de Myriam Revault d’Allones se cache un essai fort intéressant sur la crise que connaissent la plupart de nos démocraties occidentales. Comment le système démocratique, supposé garantir la souveraineté du Peuple et la liberté des individus en vient-il à être délaissé, dédaigné, voire méprisé par ceux-là même à qui il est sensé garantir les droits élémentaires ?

L’auteur analyse la nature de l’expérience démocratique, notamment vue par le prisme des écrits de Claude Lefort et Michel Foucault, ses contradictions et limites (incertitude, inachèvement), la nature-même du pouvoir comme relation et non comme substance et son instabilité.

Largement basée sur les écrits de Wendy brown, la dernière partie de l’ouvrage nous met en garde contre le néo-libéralisme, défini comme une subordination extrême de toute l’activité humaine à une prétendue rationalité économique, qui en minant ce socle démocratique instable, nous conduit sans doute à une nouvelle forme de totalitarisme.

La conclusion invite la gauche à sortir de sa « mélancolie », de faire le deuil du passé, de cesser de ses invectives stériles contre le libéralisme, et à se poser en une véritable alternative au néo-libéralisme en revenant aux fondamentaux de l’expérience démocratique.

Myriam Revault d’Allones – Pourquoi nous n’aimons pas la démocratie – Seuil – 2010 – ISBN 978.2.02.098668.7

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